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09.04. Babel - Chapitre IX (4/4)

lundi 11 février 2008, par Luc de Bauprois


(Episode précédent)

— Tu crois ça ? Tu as entendu les nouvelles comme moi. Une bombe H sur New-York… Les américains vont répliquer et la France aussi ! Nous ne serons jamais prêts !

L’ascenseur s’arrêta et les deux hommes se dirigèrent vers la sortie, attendant que les portes s’ouvrent, ce qu’elles ne tardèrent pas à faire tandis que la voix artificielle saluait leur départ :

— Au revoir Maädge.

Alain tenta de profiter de cet instant pour jeter un coup d’œil à l’intérieur de la tour, mais en vain : les portes se refermaient déjà.

— Dépêchons-nous de recontacter Marc avant que cette histoire ne recommence, commanda Alain. On a eu de la chance cette fois, mais…

Il rouvrirent la trappe et reprirent pied à l’intérieur de la cabine. Imitant les gestes que l’homme en blanc avait faits quelques instants plus tôt, Alain glissa le disque de Nepernium, qu’il avait heureusement conservé, dans la fente prévue à cet effet. La voix demanda :

— Bonjour Ingnam. Dans quelle section désirez-vous vous rendre ?

— Cinq.

Alain s’attendait à ce qu’elle l’interroge sur son niveau de destination, mais tel ne fut pas le cas et l’ascenseur redémarra sans attendre.

— Pourquoi la section cinq ? l’interrogea Patricia.

— Bof… Ce n’est pas vraiment un choix raisonné. J’ai envie d’aller visiter cette foutue tour… Apparemment il y a du monde par ici, alors autant aller voir un peu plus haut…

Ils restèrent un instant silencieux. Patricia reprit :

— Tu as remarqué, tu n’as pas eu le choix du niveau…

— C’est vrai !

— Et, au fait, le disque, tu l’as eu où ? demanda-t-elle tandis qu’il récupérait cet étrange laissez-passer.

Alain lui rappela les étranges circonstances de sa découverte, tout en rétablissant la connexion avec Marc. Puis, revenant à ce qu’ils venaient de vivre, il remarqua :

— Tu les as entendus, la guerre semble inévitable…

— Oui.

— Je me demande à quoi ils veulent se préparer, dit-il, songeur.

— Peut-être à évacuer la tour ?

— Non, ça ne colle pas : l’état dans lequel elle se trouve n’aurait aucune importance ou presque. Peut-être espèrent-ils la protéger d’une éventuelle attaque…

— Ça ne colle pas non plus ! Comment veux-tu qu’un bâtiment, aussi solide soit-il, résiste à une attaque atomique qui sera vraisemblablement dirigée contre lui.

— C’est vrai, Babel est le symbole de la France et détruire ce symbole, c’est un peu détruire le pays tout entier…

Alain continua à travailler en silence. Enfin le dialogue avec Marc fut rétablit :

ALAIN>	On est de retour…
MARC>	Je vois ça !
ALAIN>	On a réussi à choisir notre destination… Enfin presque ! 
        On sait qu’on va en cinquième section mais aucune idée du niveau…
MARC>	Je regarde… Vous allez au niveau un de la section cinq.
ALAIN>	Pas moyen d’en choisir un autre ?
MARC>	Je vais te dire ça.

La réponse de Marc se fit un peu attendre :

MARC>	Non, impossible, c’est le seul arrêt autorisé dans cette section.
ALAIN>	On va donc s’arrêter juste en dessous du voile ?
MARC>	Exact. Arrêt dans quatre minutes.
ALAIN>	Bien reçu. On va se préparer à sortir. Quelque chose à signaler ?
MARC>	Non, rien de spécial. Apparemment cet étage à l’air désert. En tous
        cas pas un ascenseur n’y a fait escale depuis deux semaines.
ALAIN>	Tant mieux ! Un peu de tranquillité ne nous fera pas de mal. On te
        recontacte dès que possible.
MARC>	OK, à bientôt…

Alain rompit la connexion puis éteignit le terminal et le débrancha. Il prit le temps d’enrouler proprement le fil tout en prodiguant quelques conseils à Patricia :

— On arrive dans quelques minutes…

— Je sais lire, merci !

— Bref, je ne sais pas ce qu’on va trouver là-haut. Le principal, c’est de rester ensemble et de se planquer le plus vite possible…

— D’accord.

— Donc, je vais foncer tout de suite. Tu me laisses quelques secondes et tu me suis : je vais entrer dans la première pièce venue. S’il n’y a personne je ressors immédiatement, je te fais signe et tu m’y rejoins. Ça marche ?

— Ça marche.

— Tu gardes le matériel, continua-t-il en lui tendant le terminal. Si jamais je suis pris, tu dois rester en contact avec Marc.

L’ascenseur recommença à perdre de la vitesse et Alain se posta contre la porte, tentant de regarder à travers l’interstice subsistant entre les deux portes…

— Tu vois quelque chose ? demanda Patricia.

— Bof, rien pour l’instant…

Comme l’ascenseur achevait sa décélération, Alain put enfin apercevoir quelque chose :

— On arrive… Je ne vois personne, la pièce est très éclairée. Prête ?

— Prête !

Les portes s’ouvrirent et dès que l’espace fut suffisant, Alain bondit pour prendre pied au premier étage du bloc cinq, tandis que, derrière lui, la voix synthétique lui lançait un “au revoir Ingnam” d’outre-tombe…

A suivre...


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